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Montrer la disparition

lundi 12 mars 2018

DNA du 27 janvier 2018

Des jeunes français et allemands ont participé à un projet pédagogique sur le camp de concentration Natzweiler et ses camps annexes. Un travail de mémoire visible à Strasbourg jusqu’à vendredi prochain.


Les photographies sont la réalisation finale du projet mémoriel. PHOTO DNA - Jean-Christophe Dorn

« Il s’agit d’une porte. Mais pas n’importe laquelle. C’est la porte de la chambre à gaz. Elle paraît banale mais c’est par elle que sont passées les victimes des gazages. » Donner du sens aux photographies, c’était tout l’enjeu du projet mémoriel franco-allemand réalisé par quelque 200 lycéens et étudiants. C’était aussi toute la difficulté du travail, auquel Aboubacar Guindo, lycéen à la cité scolaire Haute-Bruche, à Schirmeck, a fait face en photographiant cette porte en bois bleu défraîchie, somme toute bien banale.

Depuis septembre 2017, une quinzaine d’établissements d’Alsace, de Moselle et d’Allemagne sont investis dans ce « voyage pédagogique » impulsé par le lycée ORT (à Strasbourg), le Centre européen du résistant déporté et le VGKN (Association des lieux de mémoire de l’ancien camp de Natzweiler). Comme le détaille Richard Aboaf, chargé de l’action culturelle à l’ORT, « il a fallu d’abord sensibiliser les élèves au projet à travers l’histoire et la mémoire ». Ensuite, il a été question de se rendre sur les lieux, et notamment « dans les camps annexes que personnes ne connaît, car il n’y a plus de marques visibles du passé ». Enfin, ce fut le temps des photographies, en dépa-ssant les clichés.

L’exposition intitulée « photographier la mémoire des camps annexes de Natzweiller » donne à voir et à comprendre cette exploration des élèves dans le passé. Agnès Hoff, professeur d’histoire au lycée Julie-Daubié à Rombas, les a accompagnés. « Nous avons été bouleversés
de voir le camp de Natzweiler et ses annexes comme nous ne l’avions jamais vu, témoigne