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Pensées émues pour Serge Royer, notre ami, collègue et enseignant qui nous a quitté prématurément.

Dimanche 11 Juin 2017
de 9h30 à 12h

Projection du film "Tinghir-Jérusalem - Les échos du mellah" à l’Odyssée

mardi 15 octobre 2013

Samedi soir 12 octobre, l’ORT Strasbourg et l’Odyssée, cinéma d’art et d’essai de la ville de Strasbourg, ont organisé conjointement la projection du film Tinghir-Jérusalem - Les échos du mellah.

Cette soirée s’est déroulée en présence du réalisateur Kamal Hachkar, du Consul général du Maroc à Strasbourg, M Youssef Baala, du directeur de l’Odyssée, M Faruk Gunaltay et de son président M Jean-Paul Costa ainsi que de l’équipe de direction l’ORT Strasbourg aux côtés de Claude Sabbah. Le président des amis de l’ORT, Jack Zucker était également présent à cette soirée.

Près de 250 personnes avaient répondu à cette invitation pour la première projection du film à Strasbourg.

Ce premier long métrage du réalisateur Kamal Hachkar, a remporté plusieurs prix dans différents festivals au Maroc, en France, en Israël, au Canada et aux Etats-Unis.

Ce film est le récit d’un exil, celui de la communauté juive qui a quitté le village berbère de Tinghir et la vallée de Todgha dans l’Atlas marocain, dans les années 50-60 pour se rendre en Terre Promise…

Kamal Hachkar s’est rendu sur les traces et les vestiges de cette communauté judéo-berbère plurimillénaire dans l’Atlas, il s’est ensuite rendu en Israël pour retrouver les anciens qui avaient quitté sa ville natale. Le réalisateur a fouillé à travers des témoignages vivants, la mémoire de ces deux communautés juive et musulmane, toutes deux d’origine berbère.

Quête sans doute personnelle mais qui donne un vrai visage à l’identité plurielle

du royaume chérifien comme a pu le rappeler le Consul général du Maroc, Youssef Baala, avant la présentation du film.

Il y a indéniablement quelque chose de beau et d’émouvant à voir ce jeune franco-marocain défier les dissensions politiques pour venir parler en toute amitié avec des citoyens israéliens. Sa démarche est évidemment un défi incarné à la prétendue inéluctabilité du conflit judéo-arabe. Elle est aussi, hélas, une consolation d’assez modeste portée au regard des forces historiques déterminantes qui ont conduit les Juifs sépharades à quitter massivement leurs pays d’origine.

Il n’en demeure pas moins que cette initiative est tout à la fois courageuse, intelligente et sensible, elle nous emmène à la croisée des cultures au Maroc et en Israël et fait résonner les chants, les voix et les histoires de cette double identité partagée entre les juifs et les musulmans de cette région de l’Atlas, tous deux d’origine Berbère.

La discussion-débat qui a suivi la projection a été d’une haute tenue et a duré près d’une heure. Le directeur de l’Odyssée s’est proposé de reprogrammer cet excellent documentaire au mois de novembre ainsi qu’en janvier 2014.

Richard Aboaf