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Pensées émues pour Serge Royer, notre ami, collègue et enseignant qui nous a quitté prématurément.

Dimanche 11 Juin 2017
de 9h30 à 12h

Yoni Berrous invité dans notre établissement

vendredi 15 avril 2016

« Et je leur donnerai dans ma maison
et dans mes murs une place (Yad) et un nom (Shem)
qui ne seront pas effacés », Isaïe 56, 5 f

Yoni Berrous, responsable du bureau européen pour les communautés juives et directeur des séminaires francophones à l’Ecole Internationale pour l’enseignement de la Shoah de l’Institut Yad Vashem de Jérusalem, a été l’invité de notre établissement à l’initiative d’Eva Riveline, professeur de français.

Il a assuré une série d’interventions durant trois jours auprès des élèves et étudiants de l’établissement. Il a rencontré successivement les élèves de Seconde passerelle, de Seconde générale et technologique et le groupe de ces classes qui participe à la Marche des Vivants du 3 au 6 mai, les élèves de Première ainsi qu’un groupe d’étudiants de BTS dont un thème de français de cette année porte sur La Mémoire.

Yoni Berrous a animé également une soirée pour les enseignants et les parents d’élèves autour du thème : Du bon usage de la Mémoire, la transmission de la Shoah aujourd’hui.

Durant toutes ses interventions, Yoni Berrous a développé un certain nombre de thématiques dont la plus importante pour lui, a-t-il souligné, est de centrer l’enseignement de la Shoah sur des parcours individuels, des histoires, des êtres humains, et leur redonner un nom et une identité même posthume. Eviter de poser le problème uniquement de manière historique ou systémique, rappeler toujours que la Shoah a consisté en la destruction de femmes, d’hommes, d’enfants, de vieillards et de familles entières… C’est aujourd’hui la mission principale de l’Institut qui depuis 1953 a réuni près de 4,5 millions de fiches nominatives qui ont donné lieu à un gigantesque travail de mémoire et de témoignage.

Un autre message que Yoni Berrous a voulu transmettre, est que l’Institut Yérosolomite n’est en rien le dépositaire unique d’une orthodoxie pédagogique, bien au contraire, a-t-il souligné : les pédagogues et éducateurs sont ouverts à toutes les propositions, expériences et initiatives mémorielles, la Shoah est une histoire européenne et universelle, il ne s’agit pas seulement d’une histoire juive.

Citant Paul Ricoeur, Il a abordé les déviances que le travail - et non pas le devoir - de mémoire peut engendrer telles les mémoires empêchées ou les abus de mémoire.

La victime – Les spectateurs de la Shoah – Les témoins – les Bourreaux – L’âge approprié pour engager une pédagogie de la mémoire auprès de jeunes – L’interdisciplinarité – La Shoah comme mal radical – Le négationnisme et le révisionnisme – Les Justes des Nations… Autant de sujets qui ont été développés lors des différentes interventions de Yoni Berrous à l’ORT, devant les élèves, les étudiants, les enseignants et les parents d’élèves, démontrant ainsi les multiples accès possibles de cette impérieuse nécessité de réflexion et du travail de mémoire mais également de la complexité du sujet.

« Porter des valeurs, c’est non seulement avoir une élévation morale, c’est aussi faire vivre une mémoire et tisser des liens entre le passé et aujourd’hui pour tenter de bâtir une société plus juste et plus digne… » a-t-il souligné lors de l’une de ces interventions.

Yoni Berrous a été très heureux des échanges qu’il a eus et de l’accueil qu’il a reçu durant ces journées à l’ORT Strasbourg.